
Stéphane Babey
Edito
Bye-bye, assholes !
Bon, ben voilà. Ça aura duré ce que ça aura duré. Près de
80 ans, c’est déjà pas mal pour une relation. Mais là il est temps de passer à autre chose. On les aura bien aimés, ces États-Unis d’Amérique, avec des hauts et des bas. Mais là c’est plus possible. C’est devenu trop gênant d’être vu en leur compagnie. En plus, quand un ex revient régulièrement sonner à votre porte pour vous insulter, vous tordre le bras et vous menacer de vous casser la gueule, la raison dicte de couper complètement les ponts et de se protéger.
L’UE est en passe de réaliser cela et d’entreprendre les démarches nécessaires. En Suisse, ça a l’air plus compliqué. Les conseillers fédéraux se sont fait humilier devant la terre entière à Davos, mais ça ne leur enlève pas leur sourire fatigué. Il n’y a sans doute pas grand-chose à attendre de nos autorités, dominées par une droite qui lèche la main des dictateurs étrangers qui lui tapent dessus.
Quand on est dirigé par des couilles molles, il reste toujours la possibilité d’agir à son niveau. On veut bien entendu ici parler de mise à l’index (boycott en états-unien dans le texte). Oh bien sûr, ce n’est pas la panacée. Mais si chacun s’y met, il peut y avoir de l’effet. Par exemple, si 450 millions d’Européens arrêtent d’utiliser les services numériques états-uniens, il n’est pas impossible que Google, Amazon, Facebook et les autres enfoirés sans foi ni loi qui s’engraissent sur notre dos perdent quelques plumes, voire soient plongés dans une crise sans précédent.
Et puis franchement, même si ça n’a aucun effet, on va dire que, moralement, il nous semble impossible de continuer comme si de rien n’était à utiliser des outils qui financent le technofascisme de la Silicon Valley et l’impérialisme de Trump. Oui, la morale, vous savez, cette notion un peu désuète, mais à Vigousse on y tient parce qu’on est des vieux cons.
Que Trump veuille envahir le Groenland ou flinguer ses propres citoyens, ce sera désormais sans notre complicité.
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